Soledad

25 mar 2010

D’une brise,elle transperce le cœur de la foule
Vermeille de jupes gonflées de rires d’été
Un coussin en boule au pied d’un pli fatigué
Une main froide sur un ventre tiède

Elle jette du bleu sur les sourires coulés de rimel
Des lucioles allumant de timides étincelles
Feux de pailles brulés au prochain carrefour
des phares recueillant les grains d’un petit jour

Elle titube et se raconte
Des flaques zinguées sur des comptoirs
Elle se renferme et recompte
Les rêves illusoires d’un trèfle dans un cahier

Elle suinte sous les hourdis des immeubles
Lentilles collées a l’œil flou des portes blindées
Un parking sur des stores rabaissés de travers
De demi lunes brouillées d’appels sur répondeur

Elle griffe les fauteuils basculés des anciens
Se fait lundi alors qu’on se croyait demain
Pose des rivières solitaires sur des robes blanches
Respirant l’écho des réponses supposées de rien

Elle guette, elle inquiète , elle blesse

Mais se détourne devant les yeux noirs
D’un violon rebelle

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Locura

25 mar 2010

J’me pends,aux ailes d’un plafonnier
Aux ressors d’mes carnets sans titre
Le cœur tremblant parachuté
Sur l’plancher de tes sous titres..Moqueurs

J’tamise mes silences baladeurs
Des montagnes de »je sais plus  »
A opposer aux »mal au cœur »"
De mes chapitres qui n’en peuvent plus..Râleurs

J’balance des claques aux voiliers
Les lèvres engourdies de pluriel
Sur un océan barbouillé
De cages d’escaliers en grattes ciels…Songeurs

J’vire une mer trompant un soleil
Un compas dans l’œil de l’automne
Quillant nos neiges artificielles
Dans la gueule béate d’un cyclone…..Rêveur

A moins que

J’aille…

En sifflant

Rallumer des volcans?… En éclaireur

Quand les fougères fatiguées,se tromperont de vents
Sur les feuilles déboussolées des bougainvilliers roses
Que j’rempote a l’empoté dans des soupières de prose
Éperon décoché aux mords bridés de nœuds coulants

Désireux de gagner du temps…Ailleurs :) )

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Tallar

25 mar 2010

L’argile se colle, elle sèche là
Seule sur le sol, blesse les bois
D’un cep de vigne couché à terre
Une souche lunaire d’un feu de joie

Les ronces s’écartent sur un vœux
Un espoir se dresse silencieux
Repousse entortillée de son mieux
A même le sol à même un pieu

Un sarment gris pousse de travers
Rêves d’oiseaux libres, d’un fil de fer
Une taille commune, pépins d’hiver
Rubans d’échelles de vides greniers
A même un ciel à déranger

Un chat se frotte aux bottes lourdes
L’instant respire la saison
A l’ombre des sources qui s’écoulent
Sous les puits surpris d’horizons
Des fenêtres qu’on verrouille

Le froid greffe les racines de soleil
Les mains bleuies, aux crinières tièdes
De chevaux piaffant un retour,au pas
Les oreilles dressées de passe droits

L’argile devient collante et primaire
Quand on la sarcle de poussière
Demain elle se modèlera familière
Aux pousses de lierre qu’on ne taille pas ..

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A un poème

25 mar 2010

A un poème perdu
Un autre se lève moqueur
Le premier sur ses peurs
Le second sur sa mue

Je réserve mes humeurs
Pour des lavandes en fleurs
Aux contre ciels vainqueurs
Des glaciers refondus

A un poème perdu
Un autre se lève batailleur
Pour quelques vers déchus
Redonnant la bonne heure

Qui sonne avant l’erreur
Des vœux inconvenus
Erratum envolés
Sur une page a nue

A gratter en couplet
Sur des bouquets candeur
Regagner en secret
Ce petit souffle au cœur

A un poème perdu
Un autre ..

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Chut

25 mar 2010

Chut…

Et si on faisait du bruit
Aux buttoirs des-espoirs endormis
Qu’en pensez vous Mme AUNG SAN SUU KYI?
Mais c’est noël sous les branches d’ici

Un tonnerre de colère sous nos abris bus
La foudre abattant toujours le même if
La place des-abusés me rend évasive
Cette peur se figeant d’habitudes en us

Chut

Et si on faisait du bruit
Aux fenêtres de tes volets fermés
Qu’en pensez vous Mme AUNG SAN SUU KYI?
Quelques vœux ouvriront « demain »

Comme une grêle sous un ciel d’été
A l’arrêt de nos baleines de parapluie
La mousson n’osera pas venir jusque ici
Et ne mouillera pas nos guirlandes de gui

La dame de mes mots pleure sous cloche
Les soldats tournent autour de l’aquarium
Pas cadencés en lignes impeccables
Pays ou les enfants les pieds mouillés
Cousent des lignes d’imperméables

Chut

Et si on faisait du bruit
En balayant nos bougies
Sur une muraille de chine
Une jungle trop verte
Une prison ignorée
Et….

Sous nos sapins allumés
On fera une flambée
En-buches d’espoirs à minuit

UN secret sans défense pleure sa liberté
Nous souhaitant de sa barrière rabaissée
Une bonne année et des jours non comptés

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Son premier Noel

25 mar 2010

Elle,elle décore sa maison
Guirlandes ,petit Père noël en carton
Papillotes suspendues aux couleurs d’un ciel
Elle ,elle accroche des espoirs tagués de soleil

Elle,elle aimait bien attendre minuit
Déposant toujours trop de cadeaux
Au pied de l’arbre d’une seule nuit
De ce jour murmuré de merveilles

Petite elle avalait les lumières des fenêtres
Hypnotisant les rêves d’ailleurs

Ses comètes clignotantes de fêtes sur des tables de couleur
Ces regards universels caressant le bonheur de mal naitre
Dans un siècle où les étables n’ouvrent plus aux voyageurs

Un jour comme les autres pourquoi en faire un monde
Elle ,elle griffonnera quelques dates avec des crayons de couleur
S’inventera une boule ronde sous l’œil surpris des oracles
Invitant une lune complice a danser dans la cour des miracles

Elle ,elle aura droit à ses noëls ses jours d’après
Ses calendriers d’avant et sur le verre de ses prunelles
Une étoile viendra se poser sur cet éternel souhait

Regarder la neige tomber..

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Monologue

25 mar 2010

Prends l’ébauche de mes rêves
Les toucher, éclaterait les prismes
Emmène moi pour ce dernier vol
Chercher les cils sur les sols arides de tes iles
Cette figue de barbarie sur un cactus,exclusive
Étoile du berger s’illuminant des dérives
Ce gout de Genépi lavé de glaciers répandus

Un tigre nous regarde avant de se fondre
Dans la neige

Prends ce genièvre sur ma langue
Il craque sous les moqueries des saisons
Sans racines à défendre il déjouera l’illusion
Une trace de sucre glace sur tes lèvres

Un silence blanc prompt a effacer
Mes balbutiements d’essai
Laissant la corde se détendre pour mieux casser

« drôle d’idée de sortir pour peindre « :)))*

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Fossile

25 mar 2010

Il te retrouvera penchée
Sur les fossiles ébréchés des Alpilles
Cinglant des écharpes essorées
Aux lavoirs empierrés de tes cils
Rigoles sur tes yeux sparadraps
Des orties indociles sous les pas
Accrochés a tes « valkyrie » catacombes

Un borie égratigne l’ardoise de tes insomnies
Des chants de couleuvres s’entretoisent de décennies
Des Augustes acrobates sur tes peurs murmurées
Taches de mures écrasées sur tes lèvres endormies

Il te retrouvera… penchée
Sur des gorges ignorées
D’océans imbéciles

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Te adivino

25 mar 2010

Te adivino

Tu sais, je l’entends

L’écho de ta petite chanson
Voix blanche sous le rouge cassé
Tes joues débordées de raisons
Roulant sur tes lèvres noyées
Ce grain en remous d’horizons

Tu sais… je te vois

Quand tu t’imposes de rester droite
Les narines rebelles et gonflées
Regard avide de guérillas
Révolte dans ton poing refermé

Tu aurais souhaité… je le sais

Un déluge charrié de brindilles
Des livres à la couverture nue
Voiliers écopant leurs esquives
Montant des mers sauvages à cru

Tu sais… je te sens

Quand les ailes larges,repassées
Tu penseras à t’envoler
Vers d’autres sachets de lavande
Une Tramontane à bout de quai
D’un mouchoir de toile à descendre

Te adivino…

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Tache d’encre

25 mar 2010

Écrire comme

Fermer ses yeux pour mieux s’ouvrir
En marge des jeux pour en finir
Coup de rein sur un sac poubelle
Invitant demain à se faire la belle

Écrire comme

Éventer le pire d’un parterre de fleurs
S’inscrire autre, libre à la même heure
Page transpercée en plein dans le mille
Balles à blanc de roulettes tangibles

Écrire comme

Une machine sur des clavecins déglingués
Des souffles sublimes sur des accords trop gonflés
Baguettes au crin d’orchestres invisibles
Ou les parchemins se suspendent en exil

La cire chaude s’égoutte, elle a sommeil
Raturant nos doutes de bouts de chandelles
La chaise se craque, le dos prend feu
Fronts fiévreux sur de fantasques étincelles

Écrire comme

Des murmures d’idées qui s’incrustent
Une larme empêtrée dans un lustre
Des paniques en nœuds d’estomac
Braquage de lune qui ne chante pas

Écrire pour

L’ombre d’untel ou aucune
Aimants se plombant d’une plume
On pourchasse nos actes manqués
Epelant l’écorce des chênes muets

Écrire contre

Un carrelage de laboratoire
Ce frigo déversant des histoires
Un rire racoleur d’une hyène
Soleil trop cuisant sur nos peines

Écrire

Pour ce qu’on est, pour ce qu’on voit
Un peu fragile ..Un peu sans voix

Écrire

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