Boite à musique
25 mar 2010Elle pose nonchalante ses doigts rebelles
Poussière en suspend d’un haillon de soleil
Coups de pieds bienvenus renversants les cadres
Visages suspendus dans les branches des arbres
Elle casse les balais afin que pousse la mousse
Des jours dépassés pour qu’ils t’éclaboussent
D’un sourire éclairé la fossette au menton
Des rubans enrobés à la soie des bourgeons
Elle rit un peu haut par peur d’être sourde
Serre ta main si fort qu’elle en devient lourde
Évite ton regard quand tes lèvres disent non
Grognant sur les hasards glissants des sermons
Les ailes repliées sous l’ombre des platanes
Elle préfère s’envoler sur le rire des quidams
Quitte à se bruler pour succomber au vertige
Des 4 vérités aux ongles coupés des mains mises
Elle sait
Que la mer se retire à chaque marée
Danseuse sur un fil tournant autour du socle
Une main gracile pour qu’un printemps se moque
Soufflant sur l’été pour en hiver mieux se cacher