Brèves de comptoirs
25 mar 2010Les rires enveloppent et décachètent ses larmes
Sa robe noire cintrée sur ses pupilles agrandies
Le hasard d’un néon pour y bruler ses armes
Solitude en ballon pour replonger dans la vie
Elle froisse encore ses yeux sur les éclats de zinc
Croisant ainsi les feux fous de ses peurs baltringues
Des romans baldaquins aux sources des mensonges
Chant de source baladin qui vous lave et vous ronge
On peut être si grise comme un crachin de trottoir
Casser des mines d’étain sous des yeux plein d’espoir
Et se teindre la bouche de liqueur rose bonbon
Pour qu’au bout de ses doutes on se dise à quoi bon
Elle regrette déjà d’être entrée par hasard
Ce regard en guingois dans les miroirs du bar
A sa place transpire la venue du printemps
Aux éthers vampires qui se moquent des vents
Les rires enveloppent et décachètent ses larmes
A l’ombre d’un instant sous l’encoche d’une alarme
Ne pas perdre des yeux que les mouches du coche
Ont des rêves de cristal que les caravanes décrochent