Fleurs de pierre

15 nov 2009

Nuits funambules épuisées de lunes pyromanes
Que des étoiles bousculent aux portes du sablier
Des grappes de pensées s’abandonnent et profanent
Les messages aveuglés de nos pupilles écorcées

Sous les doigts attentifs d’un sourcier racoleur
Dans l’ombre une chaise en cœur se ferre forgé
D’un souffle râleur que l’on avait su préserver
Rêve d’éternité de peinture… et de mille fleurs

Méandres salés marées d’automne écumées
Feuilles d’ambres surprises rouges en plein vol lâchées
Une baguette se courbe aux taches vertes de ses pleurs
Les larmes de Séraphine sur la fin de son heure

Matines prières rosace d’un clocher torturé
Aux essences solitaires rocailles incendiées
Un doigt étale les couches lourdes en couleurs
Que des cœurs pèlerins s’élèvent rédempteurs

Co écrit avec Gilbert Jourdren


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