Fugue
25 mar 2010Naitre dans un désert sans nom
D’une branche d’olivier et de cils
Recourbés d’un sourcier apprenti
Les yeux balancés,des lianes sans ponts
Des vents sifflants les gouttes des sources
Croisant un sourire reconnu sur un front
Décalquer les copies une à une anonyme
Plumes de lune allanguies sur le bitume
Libérant les pontons ivres des caravanes
Cils batailleurs froncés d’éventails
Aux souffles carriés des dents de sagesse
Et des aqueducs vides où des aigles s’alignent
Naitre dans un desert sans non
D’une branche racornie aux feuilles
Moqueuses des taches d’huile
Et du rouge souffreteux d’une allumette
Un rail rêve d’une infinie solitude
Donner un nom à un désert
Et s’évader en paix