Galeries

15 nov 2009

Des verres mouillés de jaunes assoupis
Des blues muets sur ses lèvres ralenties
Un noir qui swingue au comptoir des rebours
Un gris se filme aux vapeurs des labours

Cadre en arrêt des rubans à un cou
Murant le vrai en s’imprégnant de nous
Le clair obscur d’un foulard de voilage
Nos mains parjures de derniers tatouages

Frotter les yeux d’un sourire cannibale
Ouvrir le feu sur des pensées illégales
Coupant à plat les croutes des châteaux
une robe a pois s’échappant du tableau

Le mauve se noie dans la courbe des lys
Un cri rougeoie dans la chambre des supplices
Baie de chevaux déboutée sur la mer
Le souffle chaud d’une virade en enfer

Des traces de pas dans ces couloirs intenses
Des pas de moi déboulés d’innocence
Bander mes yeux louvrant entre chiens et loups
Sur cet aveu mon quilt à moi c’est vous…

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