Hidalgo

20 nov 2009

Une terre rouge piquée de pieds de vignes
Des collines s’effacent rayées d’oliviers
Sous un ciel brulant de mirages, se dessinent
Les ailes grinçantes des moulins assoiffés

Son rire s’agrippe aux murs et cogne à la fenêtre
Les cheveux en épis emmêlés aux  broussailles
Des princesses à sauver et des monstres à 3 têtes
Chevalier insoumis bravant des épouvantails

Son rire s’agrippe aux murs et cogne à son cœur
Dans l’ombre d’une embrasure un silence de stupeur
La fin d’une aventure il était une fois trois
Mon épee mon armure ma famille ,je crois

Flash back au galop d’un prince charmant
Ses temps de voiles blancs de bagues et de serments
Ces tables envolées aux danses des quadrilles
Des baisers en secret sur une bouche qui scintille

Son rire s’agrippe aux murs et meurt dans son écho
Il etait une hirondelle qui volait sur le dos
Sur les yeux aquarelles agrandis bien trop tôt
D’un chevalier rebelle secoué de sanglots

Tremblement de terre soupirs ocres salés
Des oasis lointaines des chimères inventées
Il était une fois un chevalier  sans armure
Brulant son épée  pour échanger son futur

Mais le vent souffle fort et soulève la poussière
Les ailes du moulin font couler la rivière
Le vent est incertain …il peut être contraire
Il etait un matin ……epée en bandouliere

Un sourire enfantin … les pieds en espadrilles
Don Quichote soudain a les yeux qui pétillent
Des larmes a  éteindre sans demi mesure
Un miroir sans tain ,sur une  triste figure ……

Hidalgo pourtant croit en sa destinée
Des ailes vers le ciel a combattre en silence
Quelques pas  de géants sur un mur a plaquer
Dulcinée suit son coeur et repousse l’attente

Avec le temps ..et une armée de moulins
une poussiére d’été …un nouveau chemin
Un olivier posé sur une colline
Une grappe de raisin sur un cep de vigne …

Un rire..
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