Mazurka
25 mar 2010La nuit s’entortille de silence
Un glaçon déposé dans un foulard de lune
Refermant les volets sur nos ombres qui rallument
Nos yeux délavés sur les plafonds de l’absence
Les mains écartées sur un drap d’insolence
D’un baiser bouclé
Les odeurs s’étiolent dans les coussins creux
Encore tièdes de caresses à peine décoiffés
De vents vivifiants, de confidences emmurées
Ravivant étouffés les écorces d’un ciel en feu
Aux vents capricieux des cheminées
La nuit s’entortille de silence
Une ronde d’étoiles au néant d’un réveil
Des secondes dédoublées retardant le sommeil
Goutte de rosée sur une toile d’araignée
Où on a surligné d’un premier jet de soleil
Un lever