Primavera
20 nov 2009Des pas plissés sur des dunes d’ardoise
Où le vent griffe ses empreintes qui nous toisent à l’ombre des caravanes
Le désert s’entortille chèche indigo et se vide pour atteindre le repos
Offre-moi trois thés je te souris encore le Ténéré fatigué s’endort
Contrebandier repus de roses des sables
Écris-moi des poèmes volés a l’horizon
Le Hoggar, la nuit, fait vaciller Afellan
Noble et libre je souffle sur tes yeux brûlants
Hier c’était l’hiver
J’ai nagé sous la glace d’un lac noyé de nuages
Parmi les poissons figés, bulles d’air à la surface…….
Que j’avale, provisions d’oxygène en bouteille
Au cas où mon ardoise s’efface
Des pas plissés sur des dunes luisantes
Où la lune complice se déhanche
Un aigle accroche un serpent qui crache
Des venins d’eau chaude et de menthe
Mais le printemps s’éveille encore
Et soulève le ciel à l’aurore ,
Je cligne des yeux ….
Demain je ne serai pas là