Sans titre

25 mar 2010

Prendre une main, y poser une poignée d’olives
Avec le soleil en témoin sur une Durance d’huile
Mais oui quand on y pense
C’est un peu trop liquide

Comme un Fernandel habillé de dimanche
Avec ses éloquences de trop d’accent
Pour être crédible et faire s’envoler
Les sourires surpris au creux de ta manche

Prendre des mots en avance de galops libres
Le mistral gagnant faisant perdre l’équilibre
Mais oui quand on y pense
C’est un peu trop facile

Le thym se cueille l’amitié s’accueille
A chaque arbre sa distance et ses feuilles
Du genet grisonnant aux boules de gui
Mais oui quand on y pense
C’est un peu trop fragile

Prendre une main, y poser une poignée d’olives
Avec le soleil en témoin sous une frange avide
Mais oui quand on y pense
C’est un peu trop …

Possible …

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