Soledad

25 mar 2010

D’une brise,elle transperce le cœur de la foule
Vermeille de jupes gonflées de rires d’été
Un coussin en boule au pied d’un pli fatigué
Une main froide sur un ventre tiède

Elle jette du bleu sur les sourires coulés de rimel
Des lucioles allumant de timides étincelles
Feux de pailles brulés au prochain carrefour
des phares recueillant les grains d’un petit jour

Elle titube et se raconte
Des flaques zinguées sur des comptoirs
Elle se renferme et recompte
Les rêves illusoires d’un trèfle dans un cahier

Elle suinte sous les hourdis des immeubles
Lentilles collées a l’œil flou des portes blindées
Un parking sur des stores rabaissés de travers
De demi lunes brouillées d’appels sur répondeur

Elle griffe les fauteuils basculés des anciens
Se fait lundi alors qu’on se croyait demain
Pose des rivières solitaires sur des robes blanches
Respirant l’écho des réponses supposées de rien

Elle guette, elle inquiète , elle blesse

Mais se détourne devant les yeux noirs
D’un violon rebelle

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