Sursis
15 nov 2009Il pleut sur Paris
De cette banalité grisâtre
Mes pas en boucle d’asphalte
Sur des trottoirs ordinaires
Au bas d’un coin un café traine
Des verres fumés et des ragots,
Un poète a renversé des mots,
Sur une feuille harpée de Verlaine
Il pleut sur Paris
Ta main recueillie dans la mienne
Porte ouverte sur des tableaux
Sous des vitres anathèmes
Statues penchées dans le vide
Soutenant ta main sur la Seine
Paris et ses détours candides
De fleurs rougies au Pere Lachaise
Au bas d’un coin un café traine
Des lèvres séches sur un poème
Ecrit sur une nappe déchirée
D’une larme d’automne à emporter
Il pleut sur Paris
Ta main enfouie dans la mienne
Un métro souligne dans la nuit
Les dernières ombres
Qui étreignent…
Leur sursis