Tallar

25 mar 2010

L’argile se colle, elle sèche là
Seule sur le sol, blesse les bois
D’un cep de vigne couché à terre
Une souche lunaire d’un feu de joie

Les ronces s’écartent sur un vœux
Un espoir se dresse silencieux
Repousse entortillée de son mieux
A même le sol à même un pieu

Un sarment gris pousse de travers
Rêves d’oiseaux libres, d’un fil de fer
Une taille commune, pépins d’hiver
Rubans d’échelles de vides greniers
A même un ciel à déranger

Un chat se frotte aux bottes lourdes
L’instant respire la saison
A l’ombre des sources qui s’écoulent
Sous les puits surpris d’horizons
Des fenêtres qu’on verrouille

Le froid greffe les racines de soleil
Les mains bleuies, aux crinières tièdes
De chevaux piaffant un retour,au pas
Les oreilles dressées de passe droits

L’argile devient collante et primaire
Quand on la sarcle de poussière
Demain elle se modèlera familière
Aux pousses de lierre qu’on ne taille pas ..

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