Te adivino
25 mar 2010Te adivino
Tu sais, je l’entends
L’écho de ta petite chanson
Voix blanche sous le rouge cassé
Tes joues débordées de raisons
Roulant sur tes lèvres noyées
Ce grain en remous d’horizons
Tu sais… je te vois
Quand tu t’imposes de rester droite
Les narines rebelles et gonflées
Regard avide de guérillas
Révolte dans ton poing refermé
Tu aurais souhaité… je le sais
Un déluge charrié de brindilles
Des livres à la couverture nue
Voiliers écopant leurs esquives
Montant des mers sauvages à cru
Tu sais… je te sens
Quand les ailes larges,repassées
Tu penseras à t’envoler
Vers d’autres sachets de lavande
Une Tramontane à bout de quai
D’un mouchoir de toile à descendre
Te adivino…